Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé le mois du civisme fiscal le lundi 2 mars 2026 à Ouagadougou. Cette initiative vise à encourager chaque citoyen à contribuer au financement de l’État par le paiement volontaire de ses impôts.
C’est un geste symbolique qui a marqué le début de la cérémonie de lancement des journées de civisme fiscal 2026 à la Direction générale des Impôts à Ouagadougou.
Le chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’est rendu aux guichets de la Direction Générale des Impôts (DGI) pour s’acquitter de ses propres obligations fiscales. Pour les autorités, ce geste est un rappel que l’effort national commence au sommet de l’État.
Dans un contexte où le Burkina Faso mise sur ses ressources propres pour assurer sa sécurité et son développement, le Premier ministre a insisté sur le lien entre fiscalité et souveraineté. « Chaque taxe, chaque impôt qui est payé, c’est un acte d’amour pour le Burkina Faso, c’est un engagement pour un Burkina Faso souverain et un Burkina Faso prospère », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Le Gouvernement a également rappelé une règle strict. La justice fiscale est désormais une condition pour toutes les nominations dans l’administration publique. L’objectif est de faire en sorte que les dirigeants puissent prêcher par l’exemple pour renforcer la confiance des populations.
La Directrice Générale des Impôts, Eliane T. Djiguemdé, a profité de l’occasion pour présenter le bilan de l’institution. Les chiffres montrent une dynamique positive, avec des recettes passant de 1 370 milliards de FCFA en 2023 à 1 790 milliards en 2025.
Cette performance s’explique notamment par la modernisation des services et l’utilisation de plateformes numériques comme eSintax. Malgré ces succès, la Directrice reste prudente et engagée. « Notre ambition, c’est de bâtir une administration fiscale de services, moderne, performante et résiliente », a-t-elle affirmé, tout en reconnaissant que des efforts restent à faire pour améliorer l’accueil et l’éthique dans certains services.
Pour l’année en cours, les objectifs sont encore plus ambitieux. Le Premier ministre a encouragé les agents de la DGI à poursuivre leur travail de sensibilisation auprès des citoyens. Il a souligné que la survie économique du pays dépend de cette mobilisation intérieure.
« Nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes. Chaque citoyen doit comprendre qu’aujourd’hui, l’heure n’est pas à se demander ce que le pays peut faire pour chacun de nous, mais quel sacrifice nous devons consentir », a conclu le chef du Gouvernement.
À travers ces journées, le Burkina Faso entend ancrer une culture de responsabilité fiscale, pour financer les projets de développement et soutenir les forces combattantes sur le terrain.
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Akim KY
Burkina 24
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