Le Burkina Faso entame une mutation profonde de son modèle de développement avec l’adoption du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Baptisé « RELANCE », ce nouveau référentiel quinquennal rompt avec les approches passées pour consacrer le retour de l’État au centre de l’impulsion économique et sociale.

La vision portée par le PND est de faire du Burkina Faso une « nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous ». Ce plan ne se contente pas d’ajuster la trajectoire nationale, il engage une refondation complète du modèle de développement sous l’égide de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Le mot d’ordre RELANCE traduit les sept orientations majeures du projet :

R – Réformes structurelles audacieuses.

E – Économie productive, souveraine et compétitive.

L – Leadership de l’État stratège et bâtisseur.

A – Accélération des investissements structurants.

N – Nation unie autour de la transformation économique.

C – Croissance inclusive, durable et créatrice d’emplois.

E – Équité sociale et territoriale renforcée.

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Le PND 2026-2030 s’articule autour de quatre axes fondamentaux visant à répondre aux défis sécuritaires et socio-économiques actuels :

Sécurité et Paix : L’objectif ultime est la reconquête de l’intégralité du territoire national à l’horizon 2030, contre 73,56 % à la fin de l’année 2025.

Refondation de l’État : Améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption, avec une cible de 46/100 pour l’indice de perception de la corruption en 2030.

Capital humain : Développer la santé et l’éducation, notamment en portant l’espérance de vie à 68 ans et en augmentant la part de la formation technique et professionnelle.

Infrastructures et Économie : Transformer durablement l’économie en portant la part des industries manufacturières dans le PIB de 9,6 % à 17,7 %.

Un financement colossal et innovant

Le coût global de cette ambition est estimé à 36 190,7 milliards de FCFA, soit un coût annuel moyen de 7 238,1 milliards. Dans une quête de souveraineté financière, l’État compte mobiliser 63,9 % de ces ressources par ses propres moyens.

Le besoin de financement additionnel, estimé à 30,3 % du coût total, sera comblé par des mécanismes innovants tels que l’actionnariat populaire, les contributions volontaires et les revenus des portefeuilles de l’État. L’approche-programme, soutenue par les initiatives présidentielles, servira d’accélérateur pour garantir l’efficacité de la dépense publique.

Des défis de taille à surmonter

Malgré cet optimisme, le plan identifie des risques majeurs, notamment la persistance de l’insécurité, les chocs extérieurs liés à la volatilité des prix mondiaux et les catastrophes naturelles. Pour y faire face, le gouvernement mise sur une « gestion axée sur les résultats » et un contrôle accru de la dépense publique.

En plaçant l’État stratège comme moteur de l’intérêt général, le Burkina Faso espère non seulement stabiliser son environnement sécuritaire, mais aussi réduire l’incidence de la pauvreté de 43,2 % à 35 % d’ici 2030.

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