Les spécialistes de l’anatomie et  pathologie du Burkina Faso et de la sous-région organisent le dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus les 1er  et 2 décembre 2025 au Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo.
Les pathologistes du Burkina Faso et d’autres   des autres pays voisins se réunissent en  congrès annuel   du 3 au 5 décembre 2025 à Ouagadougou. Dans ce cadre, il est organisé une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus durant un  précongrès  les      1er et 2 décembre 2025. L’examen concerne les femmes qui ne sont en période de menstrues.

Selon le professeur titulaire  en Anatomie et Cytologie Pathologie de l’Unité de Formation en Science de la Santé de l’Université Joseph Ki-Zerbo, Assita Sanou,  il est prévu de prendre en charge au cours de ces analyses environ une centaine de femmes. « Elles visent   à réaliser un dépistage du cancer du col  de l’utérus à l’aide du frottis  cervico utérin. C’est en cela que ces femmes attendent au laboratoire en vue de faire le dépistage » a–t-elle déclaré.
En sus pour la pathologiste ce dépistage veut éviter des cas de cancers  à des stades avancés chez les femmes. Pour ce faire il est demandé  que  chaque femme en activité génitale ou  celles qui sont ménopausées, de se faire leur dépister  pour qu’on ne soit pas surpris un jour de constater  un cancer à un stade qu’on ne peut pas traiter, qui a déjà métastasé aux poumons, dans le foie. Ainsi  la prise en charge est très difficile.
Elle a aussi rappelé  que  dans les normes, lorsqu’on fait le prélèvement, l’on va faire la technique et l’interprétation et donner   les résultats trois jours après, voire une semaine. Mais dans le cadre de ce précongrès, il est  mis en place un dispositif tel que lorsque la femme vient, le  dépistage est faite, on réalise  le frottis, la technique et l’interprétation au microscope. Après tous ceux-ci un compte rendu  est fait sur place et  le résultat est remis.
Ensuite Mme Sanou a confié qu’après le dépistage, si les résultats sont normaux, il est demandé au patient de revenir un an  après le premier  dépistage. Mais s’il est constaté que le résultat n’est pas bon, dans deux sens, il n’est pas bon, mais c’est un cas  bénin, c’est-à -dire qu’il y a une infection. Ainsi on va lui  demander  de voir  les gynécologues pour qu’avec ce résultat, il soit  prescrit  un traitement qu’elle va aller faire. Et après, on va lui faire un contrôle.
En outre  de l’avis du professeur titulaire en Anatomie et Cytologie Pathologie si le résultat n’est pas bon, dans le sens où on a des lésions qui déjà vont dans le sens d’un début de cancer, la concernée est référée   également aux gynécologues  qui vont  voir avec les oncologues  comment il faut faire la prise en charge.   Par ailleurs  Assita Sanou a remercié le directeur du Centre Hospitalier Universitaire du Bogodogo pour son accompagnement. A l’entendre ce responsable administratif a compris l’impact que peut avoir ce dépistage. Car il a soutenu l’activité en intrants (les réactifs) utilisés pour colorer les frottis.
Evariste YODA
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