Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique en collaboration avec l’UNESCO a organisé, les 26 et 27 février 2026, à Koudougou, un atelier de dialogue communautaire sur l’Education à la vie familiale (EVF). Ce cadre d’échanges visait à restituer les résultats d’une enquête menée dans la région sur l’EVF et à renforcer la concertation entre les acteurs concernés.‎

‎Le Burkina Faso veut adapter son système éducatif à ses réalités sociales. C’est dans ce cadre que le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique à travers la Direction générale des appuis spécifiques (DGAS) avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a organisé, les 26 et 27 février 2026, à Koudougou, un atelier de dialogue communautaire sur l’Education à la vie familiale (EVF) assorti d’une visite de terrain. Cette rencontre a réuni les autorités locales, religieuses et coutumières, les responsables d’établissement ainsi que des élèves.

Durant deux jours, ils ont échangé autour des résultats des enquêtes menées à Koudougou pour une mise en œuvre réussie de l’EVF. Le chargé de missions du ministère de ‎l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, David Bado, a souligné que cet atelier se veut un cadre de dialogue pour l’amélioration des pratiques relatives à l’EVF en milieu scolaire. « La rencontre a pour objectif de stimuler un dialogue interproductif en vue d’améliorer l’EVF»,a-t-il souligné.

Il s’agit plus spécifiquement, a ajouté M. Bado, de partager les conclusions clés de l’étude, de s’imprégner de la réalité du terrain concernant la mise en œuvre de l’EVF et de formuler des recommandations fondées sur les expériences des jeunes scolaires pour une mise en œuvre efficace de cette éducation. A l’écouter, l’EVF constitue un levier essentiel pour doter les jeunes d’informations fiables et des valeurs nécessaires afin de faire face aux défis de la santé sexuelle et reproductive.

Il a salué les efforts des organisations internationales et nationales impliquées pour la réalisation des enquêtes qui permettent d’améliorer l’approche de l’enseignement sur l’EVF. « La présente enquête réalisée par l’UNESCO, et ses partenaires, permet de partir sur du concret en ce qu’elle donne la parole aux principaux concernés », a fait savoir David Bado.
« Une étape importante »

Pour la spécialiste du programme pour l’éducation à la santé et au bien-être à l’UNESCO, Kathleen Chau, cette rencontre est une étape très importante, car elle va permettre non seulement de restituer les résultats de l’étude qui a été menée, mais également examiner comment transformer ces résultats en actions concrètes. L’EVF, selon elle, s’inscrit pleinement dans la stratégie mondiale de l’UNESCO pour l’éducation à la santé et au bien-être. « Cette stratégie est guidée par un principe fondamental : les apprenants en bonne santé réussissent mieux à l’école.

Et, une éducation de qualité contribue durablement à leur santé et à leur épanouissement », a noté Mme Chau. Elle a précisé que l’initiative mondiale a entrepris une enquête qui a touché plus de 9 000 adolescents et jeunes dans plus de 100 pays. Il y avait cinq études de cas dans divers pays, dont le Burkina Faso et l’étude menée à Koudougou. Tout en remerciant les autorités nationales et locales, Kathleen Chau a également indiqué que l’UNESCO reste engagée, en synergie avec les autres organisations des Nations unies et aux côtés du gouvernement du Burkina Faso, pour accompagner ces processus d’amélioration continue fondés sur les données, sur le dialogue et sur la participation des adolescents et des jeunes.

Le directeur général des appuis spécifiques, Boureima Nabaloum, a insisté sur le fait que ces données constituent les éléments fondamentaux pour mettre en place une politique adaptée en milieu scolaire sur toute l’étendue du territoire. « A l’issue de cet atelier, qui combine restitution de l’étude et cadre d’échanges, des visites de terrain seront effectuées, suivies d’un débriefing. L’objectif est d’instaurer un dialogue constructif afin de dégager des idées et d’élaborer une feuille de route pour chaque entité », a-t-il conclu.

 

Beyon Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(stagiaire)

 

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Sidwaya est un quotidien national du Burkina Faso. Ancien journal étatique, il est aujourd'hui considéré comme un journal de référence par la population Burkinabè. Le journal Sidwaya est distribué principalement sur Ouagadougou la capitale, mais également dans les chefs-lieux des différentes régions du Burkina Faso.

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